Prier quinze jours avec les Pères du désert

Les Pères du désert nous semblent proches par leurs apophtegmes, mais il est difficile  de les présenter individuellement, tant ils sont nombreux. On connaît peu de choses de leur vie, car s’ils se sont retirés au désert, c’était pour rester dans l’anonymat. C’est le message qui compte, non celui qui l’a prononcé. La paternité spirituelle est leur caractéristique, comme le manifeste la question qui leur est souvent
posée : « Abba, dis-moi une parole. » Leur temps de retraite au désert leur a donné une capacité à discerner ce qui est utile aux autres et à le leur dire, afin de les
aider dans leur vie.
Les Pères ont souvent une dimension charismatique, tant ils sont habités par l’Esprit Saint. Leur vie austère les porte au coeur des luttes humaines, leur quête d’humilité les rend proches et nous parle aujourd’hui. Abba Antoine dit : « Il y a des gens qui ont broyé leur corps dans l’ascèse, mais, pour avoir manqué de discernement, ils se sont éloignés de Dieu. »

Les Pères du désert

Les Pères du désert nous semblent proches par leurs apophtegmes, mais il est difficile de les présenter individuellement, tant ils sont nombreux. On connaît peu de choses de leur vie car, s’ils se sont retirés au désert, c’était pour rester dans l’anonymat. C’est le message qui compte, non celui qui l’a prononcé. La paternité spirituelle est leur caractéristique, comme le manifeste la question qui leur est souvent posée : « Abba, dis-moi une parole. »
Leur temps de retraite au désert leur a donné une capacité à discerner ce qui est utile aux autres et à le leur dire, afin de les aider dans leur vie. Les Pères ont souvent une dimension charismatique tant ils sont habités par l’Esprit Saint. Leur vie austère les porte au cœur des luttes humaines et leur quête d’humilité les rend proches et nous parle aujourd’hui. Abba Antoine dit : « Il y a des gens qui ont broyé leur corps dans l’ascèse, mais, pour avoir manqué de discernement, ils se sont éloignés de Dieu. »

Renouveau patristique et œcuménisme

Les Pères de l’Église sont le trésor de l’Église indivise et ils ont toujours permis d’opérer un discernement dans les dialogues oecuméniques.
Aujourd’hui, alors que le renouveau des études patristiques est réel, tant sur le plan de l’édition critique, des traductions que des commentaires, sans oublier la redécouverte de  textes d’Origène, d’Augustin, de Chromace d’Aquilée…, les Pères peuvent avoir un rôle accru dans le dialogue oecuménique, comme le montre, par exemple, le document de la Commission mixte orthodoxecatholique sur Le mystère de l’Église et de l’eucharistie à la lumière de la sainte Trinité. Ils permettent de reprendre ensemble le commentaire
de l’Écriture, les grandes questions théologiques…, d’où leur actualité.
OEuvre de patrologues engagés dans le dialogue oecuménique, cet ouvrage aborde un certain nombre de questions actuelles, comme l’ecclésiologie de communion et ouvre les voies de l’unité.

Judaïsme et christianisme dans les commentaires patristiques des Psaumes

Cet ouvrage renouvelle les études relatives aux commentaires patristiques des Psaumes, en prenant en compte l’apport du Judaïsme que les Pères connaissaient et qui marque leur interprétation du texte biblique, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs.
Alors que l’on parle souvent de l’antijudaïsme des Pères de l’Église, les commentaires de l’Écriture qu’ils ont proposés, et en particulier ceux des Psaumes, montrent, au contraire, à quel point les Pères étaient marqués par le Judaïsme, dans leurs méthodes d’exégèse.
Sans doute les Psaumes sont-ils davantage encore l’héritage commun du Judaïsme et du christianisme, comme l’a compris Augustin, qui entend, dans les Psaumes d’Asaph, la voix de la synagogue. Il n’en demeure pas moins que cet héritage commun permet une synergie entre les deux communautés, comme en témoigne, de manière éloquente, Maxime le Confesseur dans son Commentaire du Psaume 136, en dépit des différences d’interprétation qui existent.

Judaïsme et christianisme dans les commentaires patristiques de la Genèse

Les commentaires patristiques de la Genèse ont été fréquemment étudiés, car ils s’inscrivent dans le cadre de la catéchèse baptismale et articulent création et création nouvelle. En revanche, les chercheurs ont très peu, voire pas du tout, envisagé l’influence du Judaïsme sur ces commentaires.
Or, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs, l’influence du Judaïsme y est présente, ce qui amène à une autre compréhension des premiers mots du texte. S’y ajoute la place de Philon d’Alexandrie, les méthodes exégétiques issues du Judaïsme.
C’est donc une nouvelle manière d’aborder ces commentaires qui est proposée dans cet ouvrage, fruit d’un programme de recherche de la MSH Lorraine, qui renouvelle l’étude de ces textes et montre quelles ont été les interactions entre Judaïsme et christianisme dans l’Antiquité tardive.

La christologie et la Trinité chez les Pères

Cet ouvrage unique en son genre contribue considérablement à la recherche patristique. Reprenant les écrits d’un certain nombre de spécialistes, il rend véritablement compte de la perspective des Pères de l’Église qui ne dissociaient pas la christologie et la théologie trinitaire, comme en témoigne la formule de Nicée de 325, qui affirme la consubstantialité, l’identité de nature entre le Père et le Fils. En effet, l’apport du concile de Nicée est non seulement christologique, dans la mesure où la divinité du Fils est mise en évidence, mais il est aussi trinitaire, ce que l’on oublie souvent, car le Fils est l’un de la Trinité.
À partir de l’étude précise des Pères tant grecs que latins, d’Irénée à Léon le Grand sans oublier la réception d’Isidore de Séville et la relecture contemporaine par un auteur comme Hans Urs von Balthasar, cet ouvrage donne un large panorama de la manière dont les Pères comprenaient le Christ et la Trinité. Leur réflexion est encore d’actualité : à l’heure du dialogue interreligieux, ils permettent de saisir le sens de ce monothéisme trinitaire qu’est le christianisme et le message de vie, d’espérance et de salut qu’il propose.

La Création chez les Pères

S’il y a aujourd’hui un regain d’intérêt pour la Création, à la suite des découvertes de l’astrophysique, les Pères, pour des raisons différentes dues au contexte où ils vivaient,
ont largement réfléchi sur ce sujet et ont développé toute une théologie de la Création.
À la suite du colloque du même nom qui s’est tenu à Metz en novembre 2008, des spécialistes présentent dans cet ouvrage les thèses de ces différents auteurs, aussi bien les plus connus comme Irénée, Ambroise, Augustin que d’autres moins célèbres à l’image des Pères syriaques, autant de textes qu’il est bon de revisiter et qui ne manquent pas d’actualité.
À partir d’une exégèse des premiers chapitres de la Genèse, réalisée avec différentes méthodes, les Pères sont souvent passés d’une interprétation cosmologique à une interprétation anthropologique de la Création, centrée sur le commentaire de Genèse 1, 26 : la Création de l’être humain à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Les Pères et la naissance de l’ecclésiologie

Les Pères de l’Église ont reçu de leurs communautés leur nom d’« abba », en signe de reconnaissance pour le rôle vivificateur qu’ils y ont eu. Ils se sont attachés à réaliser l’unité  de celles-ci et ils ont développé cette ecclésiologie de communion, issue de l’Écriture, ecclésiologie à laquelle nous revenons aujourd’hui. Sans doute n’ont-ils pas fondé l’Église, qui vient de la Trinité, mais ils l’ont façonnée et édifiée, de l’extérieur et de l’intérieur, à partir de l’enseignement du Christ, transmis par les apôtres. Ils lui ont donné ses structures, ils ont mis en place les ministères, organisé la liturgie, introduit le symbolisme sacramentel… Ils ont donné une place centrale au mystère pascal, à partir duquel ils ont construit l’année liturgique. Bâtisseurs de l’Église, les Pères l’ont été à leur époque, à la suite des apôtres ; ils ont également donné des orientations, qui ont été une impulsion pour leurs successeurs. En les lisant, nous sommes comme le scribe de l’Évangile « qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien » (Mt 13, 52) pour développer l’ecclésiologie du XXIe siècle. Cette composante de l’œuvre patrologique, peu explorée encore, a fait l’objet d’un colloque à l’université de Metz en mars 2008 dont nous présentons ici les actes.

Saint Augustin et la Bible

S’il est un auteur qui n’a cessé de commenter la Bible tout au long de sa vie et en a tiré ses grandes intuitions théologiques, c’est bien saint Augustin. Or, peu d’études ont été consacrées à la question dans la sphère francophone, en dehors des travaux d’Anne-Marie La Bonnardière.
Aussi, le colloque qui s’est tenu au printemps 2005 à l’université Paul Verlaine de Metz a voulu combler cette lacune, en envisageant non seulement les principes généraux de l’herméneutique augustinienne, mais aussi, dans des analyses de détail, les commentaires que l’évêque d’Hippone a rédigés sur la Genèse, les Psaumes, l’Évangile et la Première Épître de Jean, les Épîtres pauliniennes.

Encyclopédie Saint Augustin. La Méditerranée et l’Europe IVe-XXIe siècle

Une contribution substantielle aux études augustiniennes

L’Encyclopédie Augustin constitue un apport substantiel aux Etudes Augustiniennes. Sans doute une entreprise analogue, même plus développée, est-elle réalisée en Allemagne : l’Augustinus Lexikon, mais l’édition en est actuellement à la lettre I, en ayant été commencée il y a une vingtaine d’années (il faudra encore beaucoup de temps pour que l’ensemble soit terminé), alors que L’Encyclopédie Augustin propose un volume achevé de quelque 1500 pages, volume qui sera fort utile non seulement aux étudiants mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à S. Augustin et qui trouveront des réponses à leurs interrogations sur les œuvres d’Augustin, les principaux thèmes qu’il a développés, ses interlocuteurs, ses correspondants, ses adversaires, l’influence qui a été la sienne. C’est une véritable somme qui donne des points de repère dans l’immense forêt de l’œuvre et des études augustiniennes, au moment où Augustin est entré dans la Bibliothèque de la Pléiade et a été mis au programme de l’agrégation de philosophie et où, plus largement, on redécouvre l’importance de son œuvre et l’influence qui a été la sienne.
Cet ouvrage bénéficie de l’acquis des recherches les plus récentes des spécialistes d’Augustin au niveau mondial, tout d’abord aux Etats-Unis qui a été son berceau avec le P. Allan Fitzgerald qui en a été le maître-d’œuvre, ensuite en Espagne où il a été traduit pour la première fois, en Italie où, grâce à Luigi Alici, il a été enrichi des différentes recherches dont celles de l’Augustinianum et en France, où il a bénéficié de l’acquis de la prosopographie, tant de l’Afrique chrétienne que de l’Italie et du vaste champ des études augustiniennes, représenté par Henri-Irénée Marrou, André Mandouze, Anne-Marie La Bonnardière, Marie-François Berrouard, Serge Lancel, Goulven Madec, Daniel Dideberg pour ne citer que les plus grands noms…. Même le volet informatique est pris en compte avec l’article : Augustin dans l’espace cybernétique que John O’Donnell a actualisé pour l’édition française. Ainsi peut-on consulter les différents sites augustiniens de par le monde pour actualiser les recherches, qui ne remplacent pas, mais prolongent l’acquis de cette Encyclopédie.

Le portrait d’Augustin

Comme le dit Serge Lancel dans sa Préface à l’édition française, cette Encyclopédie est comme une mosaïque où se dessine le portrait d’Augustin, d’un Augustin débarrassé des fausses images, des clichés qui ont jeté le discrédit sur son œuvre pour retrouver le dynamisme originel de sa pensée, tout comme nous avons essayé de laisser apparaître son image dans le cahier iconographique et comme vous pouvez le voir sur les posters, en particulier cette fresque du Latran qui serait son portrait le plus authentique.
Sur ce plan, le titre de l’édition française appelle quelques explications. Comme l’Encyclopédie ne traite pas seulement des avatars de l’augustinisme (d’Augustin à travers les âges pour traduire littéralement le titre américain), mais comme elle vise à situer Augustin dans son contexte pour mettre en évidence son originalité, en fonction des auteurs qu’il a réinterprétés, et pour faire ressortir son influence, nous avons préféré faire allusion au monde qui a été le sien : la Méditerranée et au pays qu’il a principalement marqué de son empreinte : l’Europe, d’où le sous-titre : La Méditerranée et l’Europe IV°-XXI° siècles.
C’est à la fois d’Augustin qu’il est question, de sa pensée, de son expérience qu’il a su universaliser grâce à la Bible pour lui donner une dimension universelle, comme on le voit dès les Confessions. En donnant une sorte d’interprétation infinie de l’Ecriture qui en dégage les éléments théologiques essentiels, il a largement marqué de son empreinte les siècles ultérieurs, comme le montre Luigi Alici qui ne peut malheureusement pas être des nôtres aujourd’hui. On dit souvent que c’est avec S. Augustin que la subjectivité a fait son entrée dans l’histoire de la pensée et c’est vrai. Sans doute entend-on la subjectivité au sens moderne du terme, alors que le sujet augustinien a une autre signification. Ce n’est pas encore le sujet cartésien ni hegelien bien qu’Augustin soit apparemment à l’origine du cogito de Descartes et qu’il n’ait pas été sans influencer Hegel. C’est d’abord le sujet en dialogue avec Dieu et constitué par ce dialogue même. En termes contemporains, on parlerait du sujet constitué par l’altérité dans l’intersubjectivité, mais Augustin ignorait ce vocabulaire, même si la réalité lui était familière. Or, cette altérité est à la fois celle de Dieu, manifesté par l’Ecriture et celle des autres.

Anthropos laïkos

Mélanges Alexandre Faivre à l’occasion de ses 30 ans d’enseignement

La Communion trinitaire

La théologie trinitaire a connu un remarquable essor de l’époque patristique au Moyen Age. Les grands textes, regroupés dans cet ouvrage, témoignent de sa dimension exégétique, liturgique, spirituelle, ecclésiale. Ces textes sont en soi de véritables joyaux ; telle, par exemple, cette réponse de saint Augustin à quelqu’un qui lui demandait de lui montrer la Trinité : « Tu vois la Trinité quand tu vois la charité. »
Qu’est, en effet, la Trinité, sinon ce mystère d’amour, cette circulation d’amour qui pose chacun dans son être, comme le manifeste l’icône de la Trinité d’Andréï Roublev ? Cette vie même de Dieu nous dépasse infiniment.
Comment en parler, sinon en termes de communion trinitaire, comme le font les théophanies, les métaphores, les visions, les analogies trinitaires ? Car c’est bien la Trinité qui est à l’œuvre dans la création, le salut, les sacrements : le baptême, l’eucharistie…
Une des meilleures images qui ait été donnée de cette communion trinitaire est celle de la première communauté de Jérusalem, où tous étaient un seul cœur et une seule âme.

Traduction en polonais : Trojca Swieta tajemnica jednosci, Varsovie, Pax, 2000.

Dieu le Père, mystère de charité

Le présent livre regroupe les principaux écrits relatifs au Père proposés par la Tradition : des textes des premiers siècles, quelques autres plus tardifs, certains même contemporains. Les auteurs s’efforcent d’appréhender ce mystère de charité qu’est Dieu le Père, à partir de cinq axes : la reconnaissance de Dieu le Père créateur, une connaissance plus précise du Père, à partir du commentaire du Symbole de foi, ce mystère de charité qu’est Dieu et la fraternité qui en découle dans le « Notre Père ».
Comme le Fils révèle le Père qui est par lui-même inaccessible, l’égalité du Père et du Fils est également envisagée, ce qui nous conduit au seuil de la paternité de Dieu, manifestée en particulier dans la parabole du fils prodigue, qui est l’expression même de la miséricorde et du pardon. Ainsi s’articulent filiation et adoption divines, cette adoption divine ou encore cette divinisation de l’être humain à laquelle nous sommes appelés et qui nous invite à vivre dans ce mystère de charité qu’est Dieu lui-même.

Traduction en polonais : Bog Ojciec tajemnica Milosci, Varsovie, Instytut Pax, 1999.

L’expérience du Saint-Esprit

Si la théologie de l’Esprit Saint a connu une éclipse entre la fin du Moyen Âge et les années 1970, il n’en allait pas de même pour les Pères, ni pour les médiévaux qui ont fait, de manières diverses, l’expérience du Saint-Esprit.
Ce sont ces expériences que cet ouvrage reprend, en les situant dans leur contexte.